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J'EFFACE ABSOLUMENT TOUTES LES MAUVAISES INFLUENCES HYPNOTIQUES

Durée : 21'14''

Hypnotiseur, mauvaises influences, post-hypnotique

Cette session est une réinitialisation profonde. Sécurité de niveau 2.

Cette vidéo t’aide à éliminer divers effets et déclencheurs que tu as pu absorber au fil du temps.

Cette hypnose supprime mes effets et ceux de toute autre personne susceptible de t'avoir influencé. N'oublie pas qu'une seule écoute peut ne pas suffire pour tout supprimer.

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Mauvaises influences nécessaires ou accidentelles ?

Après avoir constaté que les effets de l’influence ou de la persuasion sont fort disparates, et que c’est seulement par une élimination de tout un ensemble de ces faits qu’on peut voir la relation d’influence comme productrice d’assujettissement, de passivité, d’amoindrissement des facultés, il est intéressant de dévoiler un des enjeux théoriques qui préside, pour une large part, à la détermination de ce qui a été considéré comme faits avérés en ce qui concerne les effets de l’influence.

Comme le montre Roustang (1990, p. 75), il existe deux conceptions opposées de la relation d’influence et chacune de ces conceptions oriente fortement la lecture des faits :

"On parle d’influence quand une personne ou un groupe agissent de façon secrète sur une autre personne ou un autre groupe. Il lui est attribué les caractères de l’étrangeté parce qu’elle fait irruption dans un autre type de communication auquel nous sommes habitués, celui où l’intentionnalité joue le plus grand rôle. Mais c’est là une erreur d’optique. L’influence ne cesse pas, puisque nous transmettons et recevons sans discontinuité les signes de nos impressions et de nos affections, puisque nous participons activement et passivement à chaque instant au réseau relationnel qui nous individualise."

(Roustang 1990, p. 75)

Les théories diamétralement opposées élaborées à propos des phénomènes de panique illustrent les places accordées à ces phénomènes d’influence et de persuasion (Dupuy 1991). Soit on les considère comme secondaires et on voit dans leur présence une perturbation du rapport du sujet au monde, soit, au contraire, on les considère comme premiers et on voit dans leur absence une annihilation de la société :

  • D’un côté, une panique boursière (un crash) est souvent expliquée par un phénomène d’imitation irrationnelle qui s’emparerait des individus et les conduirait momentanément à perdre leur autonomie, leur sens critique. Le fonctionnement normal de l’économie, et plus largement de la société, se déroule en l’absence d’influence tandis que les perturbations, comme les phénomènes de panique, sont considérés comme les conséquences d’une influence néfaste . Par exemple, sous la forme d’une situation de monopole ou de la contrainte d’un état qui impose les prix et contrôle les échanges, l’économie s’effondre ; sous la forme d’une contagion mentale, d’un phénomène d’imitation, des individus vendent ou achètent irrationnellement et finalement c’est là aussi l’effondrement. Contrainte ou contrôle social, imitation, influence introduisent l’irrationnel et condamnent toute décision individuelle valide ainsi que toute structure collective, d’où leur conséquence : la panique .

  • D’un autre côté, à l’opposé de cette conception qui fait de l’influence l’instrument de la désagrégation de la société, Freud considère que lorsque les liens interindividuels cessent, la panique apparaît et la société se brise, « une angoisse se libère, gigantesque, insensée » (Freud 1921, p. 157) et chacun se retrouve seul, ne se préoccupant que de lui-même et négligeant les autres. Lors de la panique, si chaque individu ne se préoccupe que de lui-même et néglige les autres, « il atteste ainsi par là qu’il a saisi que les liens affectifs, qui jusque-là réduisaient pour lui le danger, ont cessé d’être » (Freud 1921, p. 157). Désormais, il est seul, comme tous les autres sont seuls. Paradoxalement, la description de l’homme seul qui ne se préoccupe que de ses intérêts directs est considérée par Freud comme le résultat de la désagrégation sociale.

Une autre manière de saisir ces enjeux autour de la place de l’influence (première et organisatrice versuscontingente et désorganisatrice) nous est donnée par Bernheim. Si au début de ses études Bernheim s’intéresse surtout à l’état hypnotique, considérant que la suggestibilité en est une conséquence, trente ans plus tard, il retourne complètement l’explication, considérant que l’état hypnotique n’est en fait que le produit de la suggestion. Durant les trente années où il étudiera ces phénomènes, la suggestion deviendra de plus en plus importante à ses yeux.

Pour lui, s’il est possible de suggérer des actes criminels , ce n’est pas que la suggestion criminelle constitue en elle-même un facteur surpuissant qui anéantirait le moi du sujet ou ce n’est pas qu’il existerait un état, l’état hypnotique, dans lequel tout serait accepté par le sujet, mais c’est qu’il existe une défaillance dans la construction de ce sujet. La créditivité native de l’individu permet en effet sa socialisation grâce aux suggestions qui lui sont faites. Or, ce fond de suggestions socialisantes, s’il est normalement constitué, doit lui permettre de résister aux suggestions criminelles. Il admet d’ailleurs que les somnambules, même lorsqu’ils sont soumis à des suggestions ou des hallucinations, exercent une véritable et complexe activité intellectuelle (récits, mémoires, actions) et « témoignent d’une parfaite conscience de leur être » (Bernheim 1884, p. 84).

Ainsi, la causalité est inversée : si des suggestions criminelles peuvent se réaliser, c’est justement parce qu’il y a eu une défaillance des suggestions préalables. Ce n’est donc pas une émergence de suggestions qui conduit à la déviance ou à l’anéantissement du moi, mais c’est plutôt une faiblesse de ces suggestions qui auraient permis au sujet de rejeter la suggestion criminelle : « un fond moral solide inné ou acquis par l’éducation constitue lui-même une suggestion primordiale antérieure qui neutralise ou rend difficile les contre-suggestions ultérieures » (Bernheim 1897, p. 31).

La suggestion est donc ce qui construit le moi, elle est un phénomène actif qui, contrairement à ce qu’affirment d’autres théoriciens de l’époque (par exemple Despine 1880), ne se limite pas à des mécanismes de bas niveau. « [La suggestion] n’est pas un fait passif ; ce n’est pas une empreinte simplement déposée dans le cerveau. Le centre psychique intervient activement pour transformer l’impression en idée et pour élaborer celle-ci ; chaque idée suggère d’autres idées, et ces idées se transforment elles-mêmes en sensations, émotions, images diverses ; de cette association d’idées, de sensations, d’images, résulte un travail complexe que chaque individualité réalise à sa façon » (Bernheim 1891, p. 29). L’esprit pour « être suggéré » doit donc être actif, il doit faire mûrir l’idée suggérée, l’élaborer (Bernheim 1891, p. 30) : « Un cerveau comateux n’est pas suggestible parce qu’il n’a pas d’idées. Un cerveau d’idiot est peu suggestible parce qu’il a peu d’idées » (Bernheim 1911, p. 31).

Comme on le sait, la place de la suggestion ne fera que croître dans la théorie de Bernheim durant les trente années qu’il consacrera à l’étude de ces phénomènes : Bernheim (1897, p. 3) écrit que « toute idée est une suggestion » et que « tout phénomène de conscience est une suggestion » (Bernheim 1911, p. 19). Il finira même par affirmer que l’état hypnotique n’est pas un état particulier dans lequel les suggestions se réalisent facilement, mais est luimême un état produit par les suggestions (Bernheim 1911, p. 16).

Cette conception de Bernheim donne peut-être les grandes lignes d’une analyse intéressante des phénomènes de persuasion et d’influence. Elle permet notamment d’éviter un paradoxe : comme on l’a vu, si on suppose que l’influence produit un état de passivité et que c’est parce que le sujet est dans cet état qu’il accepte les suggestions, on doit alors admettre que ce sujet, ainsi anéanti, ne pourra pas réaliser grand-chose compte tenu du peu de moyens dont il est alors censé disposer. Or, paradoxalement, les craintes viennent bien du fait que, sous influence, des actes complexes qui nécessitent intelligence et persistance sont réalisés.

En outre, pour revenir à des débats actuels sur l’influence des sectes par exemple, si on suit les idées de Bernheim, il ne faut pas supprimer les suggestions potentiellement néfastes (en interdisant, en excluant), mais il faut que les institutions chargées de l’éducation (famille, école, etc.) préparent bien les esprits (par des suggestions préalables) de telle sorte que les suggestions futures si elles sont néfastes puissent être rejetées par les sujets eux-mêmes.

Si tu veux supprimer absolument toutes les influences hypnotiques (suggestions potentiellement positives ou négatives) il te suffit de faire cette séance d'hypnose : J'EFFACE ABSOLUMENT TOUTES LES MAUVAISES INFLUENCES HYPNOTIQUES.

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